Un intérieur dernier-cri, art-déco avant que ne sonne l'heure de gloire en la matière, avec NORMANDIE :
Source, crédits-photos : MVD Editions
Source, crédits-photos © French lines
Station radio la plus moderne de son époque :
source et crédit-photo : F. Delboca
Standard téléphonique :
Source, crédits-photos : MVD Editions
Sondeur électrique (indique la profondeur toutes les 3 minutes :
Source, crédits-photos : MVD Editions
Tableau de manœuvre des machines :
Source, crédits-photos : MVD Editions
Sa carrière civile :
Affecté à la prestigieuse ligne transatlantique-nord, Le Havre/New-York/Le Havre, le CHAMPLAIN est de la série des "cruisers-liners", ou encore "cabins-ships" (DE GRASSE, LAFAYETTE), des paquebots conçus pour faire face à la crise économique : de taille moyenne (200 m. tout-de-même), embarque 1053 passagers répartis en 2 classes (la touriste - ex 1° et 2° - et la 3° maintenue avec un confort assez spartiate) 485 membres d'équipage. Vitesse (relativement) modérée par souci d'économie, 19 à 20 nœuds. Néanmoins, en
1932, il fera la traversée New York-Europe en 6j 16h et 20', record
pour l'époque, dans la série des "cabins-ships" .
Carrière dramatiquement courte, 8 ans, un peu plus que NORMANDIE...
source et crédit-photo :© French lines
22 Juillet 1933 : C'est le CHAMPLAIN qui inaugure la toute nouvelle et révolutionnaire gare maritime du
Verdon en avant-port de Bordeaux à plus de 100 kms. de l'embouchure de la Garonne. Une halte de quelques heures en provenance des Etats-Unis, achevée par une mini-croisière pour rejoindre le Havre. Ce chef-d'ouvre, appelé à un brillant avenir, sera détruit par l'armée allemande en retraite.
Le navire est régulièrement affrété pour les croisières proposées par la "Transat", à destination des Caraïbes.
Seconde guerre mondiale :
Dès le début des hostilités, en 1939, le CHAMPLAIN est réquisitionné avec 7 autres grands paquebots pour transporter 30.000 recrues en Afrique du Nord. Il reçoit donc, avec le QUEEN MARY, la traditionnelle livrée grise. L'émouvante photo ci-dessous le montre avant son ultime départ de New-York, en compagnie (de l'autre coté du pier de la French-Line) de... NORMANDIE qui lui, y restera jusqu'à son tragique incendie :
source et crédit-photo : Великие Океанские Лайнеры/The Great Ocean Liners
Triste privilège : le CHAMPLAIN est le premier paquebot français coulé au début de la seconde guerre mondiale :
Le 12 juin 1940, il arrive à Saint-Nazaire, en provenance de New-York avec dans ses cales, 3000 tonnes de lingots de cuivre, des machines-outils et pièces détachées pour 30 avions de chasse Curtiss. Il est bombardé (sans dommages) par la Luftwaffe. Par crainte qu'il n'obstrue l'écluse, il quitte Saint-Nazaire le 17 juin 1940 et appareille pour se réfugier à La Pallice, mais, à l'ancre, il heurte une mine larguée dans la nuit par l'aviation allemande dans le Pertuis d'Antioche. Il coule en 7 minutes et s'échoue sur un haut-fond (12 morts, 270 survivants) avec 50° de gite. Quelques jours plus tard, l'U Boot-65 l’achève sans gloire en le torpillant.
source et crédit-photo : F. Delboca
source et crédit-photo : F. Delboca
Hier...
aujourd'hui
Avant que le pont de l'ile de Ré ne soit construit, les passagers du bac pouvaient le voir jusqu'en 1964, année où il fut ferraillé :
https://www.youtube.com/watch?v=5yLMYlXcj1k
Xavier Cuvelier-Roy